Overblog All blogs Top blogs Movies, TV & Videos
Edit post Follow this blog Administration + Create my blog
MENU
Welcometoprimetimebitch.over-blog.com
Welcometoprimetimebitch.over-blog.com
Menu
Les Slashers - Alice Sweet Alice - Communion

Les Slashers - Alice Sweet Alice - Communion

Alice Sweet Alice

Nos gentilles petites têtes blondes se rebellent!

Archétype du proto-slasher, Alice Sweet Alice sort deux ans avant Halloween, la nuit des masques de Carpenters et deux ans après Black christmas. Les codes du Slasher sont alors en train de faire leur place même si le genre n'est pas encore à son apogée. Black christmas n'a fait que présenter les prémices du slasher. Ce n'est qu'avec Halloween que les codes du genre s'articulent vraiment. 

J'avais découvert ce film il y a un bon bout de temps et j'avais envie de me refaire une idée sur celui-ci. Par son esthétique, j'étais persuadée qu'il s'agissait d'un film Italien mais il n'en est rien. Alice Sweet Alice est donc un film américain fortement marqué par les Giallos des années 60. Cependant, il mêle savamment le Giallo et certains éléments du Slasher des années 80. Il fait tout de même encore parti des films méconnus du genre malgré son statut de classique. 

Réalisation : Alfred Sole
Avec:    Brooke Shield,Linda Miller,... 
Nationalité : USA
Genre : Horreur, Slasher
Année de production : 1976
Titre original : Alice Sweet Alice

Le pitch: Alice Spages est une jeune fille très réservée de 12 ans vivant avec sa mère et sa jeune sœur Karen, qui monopolise toute l'attention de sa mère. Alors que Karen s'apprêtait à fêter sa première communion, elle est retrouvée sauvagement assassinée dans l'église. Quelques soupçons commencent à peser sur Alice, mais comment une jeune fille de 12 ans pourrait-elle accomplir de tels actes atroces ? Mais lorsque d'autres meurtres horribles continuent à survenir dans l'entourage d'Alice, les soupçons semblent se préciser…

 

Alfred Sole réussit un thriller/Slasher psychologique de qualité. Alice Sweet Alice est aujourd'hui une oeuvre culte du cinéma de genre. Il fait parti des oeuvres bénéficiant d'une belle réputation. Cependant, lors de sa sortie dans les années 70, Alice Sweet Alice ne connait pas la renommée qu'on lui octroie aujourd'hui. Pourtant, il sonne bien moins creux que la plupart des teen/slashers movie des années 80. Malgré un budget limité, il s'en sort avec brio. Les personnages traitent de problèmes tels que la cellule parentale, le divorce, la religion... Paula Sheppard (Alice) n'est pas non plus en reste puisqu'elle livre une très belle performance. 

Dans ce long métrage, les soupçons se tourne vers Alice. Alors qu'elle doit communier, Karen la soeur d'Alice se fait sauvagement tuer. S'en suit une scène pour le moins choquante, celle du meurtre de la jeune Karen dans un lieu sacré. De part la tenue du tueur, mais aussi parce qu'Alice semble avoir des penchants violents et machiavélique. Elle semble vouer une jalousie sans faille envers sa soeur Karen. Au coeur même de ce film, on s'interroge sur l'innocence de l'enfant au sein de la cellule familiale. On se focalise ainsi sur les terreurs familiales. Pour ma part, l'aspect démoniaque et l'absence d'innocence chez ce type de personnage me fait peur à tous les coups. 

Le thème de l'enfant démoniaque n'est pas nouveau, on le retrouve dans des long métrages tel que La malédiction (1976), The children (2008), Le bon fils (1993) et j'en passe. Cependant, Alice Sweet Alice va un peu plus loin dans son pitch. 

Pour ce qui est du pitch, on se focalise sur nos deux soeurs, Alice et Karen qui semblent dès le début du film être dans une dualité constante. Alice dépeint la parfaite petite fille, tandis que Karen, elle est plus difficile et montre d'étranges penchants. Mais, après une brève apparition, Karen ( Brooke Shield ) devient la première victime du tueur au ciré jaune. Brooke Shield fait alors sa première apparition à l'écran, une apparition brève qui n'est pas non plus à la hauteur de Paula Sheppard

A partir de cet instant, les meurtres s'enchaînent et tout semble accuser Alice. Karen ayant disparue, Alice décide de prendre sa place et d'aller communier. L'intrigue du film s'articule sur (comme bon nombre de slashers) la suspition d'un personnage. Ce long métrage utilise les ressorts du "Whodunit" hitchcockien mais il incorpore le style du Giallo et forme les prémices des slashers. Tout les éléments sont mis en place afin de perdre le spectateur quant à l'identité du tueur masqué. 

Il faut tout de même avouer que Alice Sweet Alice n'est pas non plus exempt de défaut, les motivations du tueurs son notamment des éléments qui viendront perdre le spectateur. Sur ce pan là du film Alfred Sole est resté trop flou et ne convient pas vraiment. Si on veut bien croire au fanatisme religieux du même acabit que celui qui habite la mère de Carrie dans Carrie au bal du diable (1976). On reste sur notre faim pour la suite des explications. 

En plus de traiter son film à la façon d'un thriller hitchcockien, Sole inclut une dimension surnaturelle. Ce nouvel aspect concourt à noyer le spectateur dans un flot d'informations sur le pseudo tueur. 

Un autre bon point à retenir dans ce long métrage, c'est la mise en scène d'Alfred Sole. Il articule son film avec justesse et les scènes de meurtres permettent au spectateur de se délecter devant de magnifiques plans. 

Alice Sweet Alice est un très bon film, au delà d'être un proto-slasher. Il réussit à maintenir une ambiance malsaine tout au long de son film. C'est cette suspicion de psychose chez Alice et le fait qu'elle ai pu tueur sa soeur ainsi que les autres victimes du film qui rend le visionnage difficile. Même lors du dénouement sur l'identité du tueur, Alice ne reste pas innocente. On sent alors qu'elle aurait très bien pu être à l'origine de ces meurtres. 

Pour conclure, c'est plus que satisfaite que je ressors de ce deuxième visionnage. Alice Sweet Alice est un petit bijou du cinéma d'horreur qui n'est malheureusement pas apprécié à sa juste valeur. Loin d'être sans défauts, Alice Sweet Alice tient le spectateur en halène. Sorti au commencement du Slasher ( Halloween, la nuit des masques ), ce film s'articule plus en justesse et moins dans le déferlement de meurtres. Il s'axe un peu plus sur le thriller mais ne reste pas non plus en manque sur les scènes dérangeantes. En bref, Alice Sweet Alice est un film qui possède bon nombre de caractéristique du slasher ainsi que du giallo. Il allie les deux pour former un très bon résultat. 

 

Vu en FR - DVD