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Halloween, c'est fini – PART 2 : Ghoul

Halloween, c'est fini – PART 2 : Ghoul

Un Halloween mémorable sur Netflix, retour sur les frissons made in Netflix en séries. 

Cet Halloween, Netflix annonçait un programme mémorable amorçant de chouettes nuits blanches. C’était pas trop tôt ! Il était temps que Netflix se mette à l’épouvante. Car jusqu’à présent, le géant du streaming légal n’avait pas vraiment de quoi satisfaire les fanas de frissons. Mais cette année, Netflix a fait fort avec le mois de l’horreur. Un programme qui ne m’a pas laissée de marbre.

Voici un petit retour sur les frissons made in Netflix pour ceux qui ne sont pas encore prêts pour les films de noël et souhaitent faire durer Halloween un peu plus longtemps.

GHOUL 

Disponible depuis le 24 Septembre sur Netflix

Durée : 2h30

Série en production

Le pitch : Une nouvelle interrogatrice arrive dans un centre de détention secret et découvre que certains des terroristes qui s'y trouvent ne sont pas de ce monde.

Plongeon dans un univers singulier et sombre.

Fin Septembre, Netflix anticipait son mois de l’horreur avec la sortie d’une mini-série horrifique somme toute particulière : Ghoul.

Ghoul c’est le The thing à l’indienne, un huit clos dépaysant et psychotique qui fait monter la tension en trois épisodes. La preuve que Jason Blum est encore bien omniprésent dans la production horrifique. Car oui, Ghoul est en partie produite par la Blumhouse, société de production de Jason Blum à qui l’on doit : Insidious, Halloween, Sinister ... Le bonhomme est partout quoi ! 

Encore une fois, la blumhouse a du flair et s'impose dans l'horreur. Cette fois-ci, il n'est pas question de fantômes (Paranormal activity, Insidious,...), d'enfants tueurs (Sinister) ou encore de boogeymans (Halloween) mais d'une entité démoniaque tiré du folkore musulman. Ghoul comme son titre l'indique s'attache à la mythologie des goules. La goule est une créature tiré du folkore arabe et perse. C'est une sorte d'entité démoniaque qui peut revêtir n'importe qu'elle forme pour mieux se fondre dans la masse. En ce sens, c'est une sorte de métamorphe affilié à la famille des djinns. 

 

 

Changer d'apparence pour mieux régner

La goule a donc la capacité de prendre l'apparence qui lui chante dans le but d'avoir le dessus sur les humains. Sur ce principe elle rejoint "la chose" de Carpenter. Bien que "la chose" ne provienne pas de la mythologie mais d'un autre monde, elle initie la même terreur, le tout dans un huit clos oppressant. Ghoul possède un autre changement majeur, la goule ne se contente pas de tuer ses victimes afin de prendre leur apparence mais elle les mange. Dans les deux œuvres, la psychose et la paranoïa règnent en maîtres. 

Une terreur à plusieurs facettes 

Le choix d'une réalisation en huit clos dans une prison puante et suintante est judicieux car l'horreur est au rendez-vous. Mais il ne réside pas seulement dans la figure de la goule. Dès les premiers instants, la série instaure un climat politique oppressant. Nous illustrant un environnement qui n'est que peur et suspicion. La terreur prend alors plusieurs visages. Ghoul s’agence dans un futur proche plutôt sombre. Suite à la menace terroriste, la gouvernement a mis en place une politique totalitaire sans aucune échappatoire. Son peuple est formaté dans une pensée unique. Ghoul sera donc sombre, lugubre sous coup de nationalisme radical. 

Et n’ayez crainte !

Ghoul est une série qui n'empiétera pas trop sur votre temps de binge watching. La mini-série horrifique Indienne de Patrick Graham aurait bien pu prendre le format long métrage. Si elle se découpe en trois épisodes, elle n’occupe le spectateur que l’espace de 2h30. Ghoul sera donc parfaite pour un visionnage popcorn. Malgré un rythme un peu trop lent, la série réussit son immersion dans l’épouvante avec brio, emmenant le spectateur vers une ambiance anxiogène particulière. N’égalant cependant pas l’œuvre de Carpenter (la tâche est tout de même compliquée), cette petite série est une bonne surprise sombre et sanglante.

Ma note : 

 

Article précédent

Halloween, c'est fini – PART 1

A suivre 

Halloween, c'est fini – PART 3 : Creeped out

Halloween, c'est fini – PART 4 : Double feature 

Halloween, c'est fini – PART 5 : L'iréel : Incroyables témoignages 

Halloween, c'est fini – PART 6 : Les nouvelles aventures de Sabrina  

Halloween, c'est fini – PART 7 : A ne pas regarder / Don't watch this

Halloween, c'est fini – PART 8 et fin : Light as a feather (Disponible le 4 décembre)

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