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La Blumhouse - Mercy Black

La Blumhouse - Mercy Black

Quand Bloody Mary rencontre le Slenderman

Avec Shadowz, le frisson garanti !

Depuis le mois de Mars, Shadowz, la plateforme de SVOD s’emploie à occuper tes longs jours de confinements, mais aussi à te donner quelques frissons au passage. Shadowz c’est LA première plateforme française destinée au cinéma de genre. Et franchement, entre les pépites méconnues, les blockbusters de l’horreur et les classiques du genre, il y’en a pour tous les goûts.

Et pour ravir ton weekend, la plateforme te propose un film de la Blumhouse, Mercy Black disponible le 8 mai. Il s’agit de la première production de la Blumhouse à sortir en exclusivité en France, pas mal non ?

Encore une chouette initiative de la plateforme. De quoi hanter tes nuits pour un petit bout de temps.

Réalisation : Owen Egerton
Avec: Daniella Pineda, Austin Amelio, Lee Eddy, …
Nationalité :  USA
Genre : Horreur
Année de production : 2019 
Titre original : Mercy black 

Le pitch : Alors que Marina vient de sortir de 15 ans en institution médicalisé pour tentative de meurtre, elle est soudain confronté à la créature de son enfance qui semble vouloir son dû. 

Mercy Black c’est un film sorti en 2019.

Et si le film est plutôt passé inaperçu en France, la Blumhouse n’en est pas à son premier coup d’essai. Elle se positionne en maître dans la production horrifique, avec des longs métrages tels que Invisible man, Get out, The visit ou encore Happy Birthdead.

Ici, Mercy Black s’ancre autour d’une légende urbaine crée par trois jeunes filles. Ce fantasme va peu à peu prendre de l’ampleur et devenir réel jusqu’à les pousser au sacrifice rituel de l’une des leurs. Durant l’intégralité du visionnage, je n’ai pas m’empêcher de penser à la creepypasta du Slenderman.

Et si tu veux en savoir plus sur le Slenderman, je te conseille fortement le documentaire HBO : Beware the Slenderman.

Pas de surprise puisque ce mythe tout droit tiré d’internet a en parti inspiré Mercy Black. Le mythe autour du personnage du Slenderman est le suivant : Le lundi 2 mai, deux Américaines de 12 ans décident de poignarder 19 fois une de leurs amis. Et ce dans le but d’effectuer un sacrifice rituel pour contenter le Slenderman.

Mais la figure du Slenderman et le mythe tel qu’on le connait n’est pas du fait de ces jeunes filles. Elles ont-elles mêmes pris connaissances de cette histoire sur internet. Parce que oui, le Slenderman c’est un mythe, une entité qui vient directement d’internet. Le Slenderman est apparu pour la première fois en 2009 sur le forum de Something Awful. C’est Eric Knudsen qui l’aurait créé dans le cadre d’un concours qui consistant à modifier une image banale en scène d’épouvante. Il a ensuite prénommé sa création Slenderman qu’il a illustré comme un kidnappeur d’enfants. Ainsi, peu de temps après sa création, le Slenderman et son folkore son devenu des mêmes et l’histoire a pris une ampleur sans faille.

Concernant Mercy Black, le film prend racine 15 ans en arrière lorsque Marina n’est encore qu’une enfant alors qu’elle est envoyée dans un hôpital psychiatrique. Et cette suite à leur tentative de meurtre sur l’une de leurs amies enfin de l’offrir en sacrifice à Mercy Black. Si le Slenderman est un kidnappeur d’enfant, la figure de Mercy Black elle est une entité fantomatique censé enlever toute la douleur et la tristesse à ceux qui lui offriront un sacrifice. 15 ans plus tard, Marina est désormais prête à sortir de l’institution où elle a passé toute son enfance, persuadée que Mercy Black n’était alors que le fruit de son imagination. Seulement, peu à peu Mercy Black et sa légende vont commencer à prendre vie et Marina va finir par douter de l’aspect fictif de ce personnage fantomatique. Mercy Black est revenue et elle semble vouloir une nouvelle âme.

Dans Mercy Black, Owen Egerton nous amène dans un cauchemar où une légende pourrait bien finir par vous tuer. Comme pour le personnage du Candyman, c’est la propagation de la légende et la foi qu’on porte en cette dernière qui devient vraiment dangereuse. Plus une légende se propage, plus elle a de l'emprise sur vous. C’est cette foi, cette croyance qui donne le pouvoir à Mercy Black de tuer à nouveau et de demander son dû. C'est ce mythe que les trois jeunes filles ont créé/propagé 15 ans auparavant qui mettra en danger tous nos protagonistes. Mercy Black prend alors des airs de boogeyman en quête d’une nouvelle âme.

Cependant, là où Mercy Black se détache des histoires de fantômes, de légendes ordinaires c’est lorsqu’elle inclut l’horreur dans une tragédie bien réelle. Le mythe de Mercy Black et ce qu’il apporte avec lui est avant tout le fruit d’une tristesse, d'une souffrance vive chez Marina et ses amies. Elles souffrent et veulent croire en cette Mercy Black, elles lui donnent vie par la douleur. Mercy Black qui n’est faite que de douleur et d’artefacts n’existe alors que pour leur ôter cette dernière contre un sacrifice rituel . 

Le réalisateur veillera à nous laisser dans le doute et à faire osciller Mercy Black entre le réel et la fiction. Entre la création de trois jeunes filles et l’existence bien réelle d’un fantôme qui réclame un sacrifice. Il axe toute son action autour de Marina, nous faisant de ce fait totalement douter de la véracité de ces visions et de ce qui se trame.

Mercy black est elle véritablement de retour ou Marina est elle revenue aux troubles de son enfance ?

Et pour ne rien gâcher, le film ne surjoue pas avec les jumpscares et s’ancre dans un réel qui est bien plus troublant, entre la genèse de Mercy black mais aussi et surtout autour de toute cette cruauté qui émane de ces trois enfants qui ont en quelque sorte perdus leur innocence.

Seulement, là où le long métrage jouait sur cette ambivalence entre le réel et la fiction, la vérité ou la folie, la fin est plutôt décevante. Le film aurait mérité de nous laisser dans le doute. Ici, il fini de manière plutôt classique et passe d’un film surprenant et étonnamment efficace sur la douleur, les traumas et ce qu’ils engendrent à un long métrage qui finit malheureusement en eau de boudin.

Vu en VOSTFR 

Ma note :

 

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